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2020-06-12 : Les parents francophones triomphent – Décision de la Cour suprême du Canada en matière d’éducation en langue française en Colombie-Britannique.

Ottawa, 12 juin 2020 – L’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC)  se réjouit de la décision de la Cour suprême du Canada qui conclut, à l’unanimité, que l’expérience éducative des jeunes francophones doit être équivalente et non proportionnelle à celle de la majorité et donne raison à la communauté francophone contre le gouvernement de Colombie-Britannique. Rappelons que le Conseil scolaire francophone ainsi que la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) mènent de front cette bataille depuis plus de dix ans.

En septembre 2019, la Cour suprême avait entendu la cause présentée par le CSF après que celui-ci eût été débouté en 2018 par la Cour d’appel de la Colombie-Britannique après huit ans de procédure contre le gouvernement provincial. Le Conseil avait plaidé à l’époque que les lois et politiques pertinentes de la C.-B. contrevenaient au droit à l’instruction dans la langue de la minorité de la communauté francophone. Pour sa défense, la C.-B. avait répliqué qu’elle ne pouvait pas offrir tous les services que souhaitait obtenir le conseil scolaire francophone parce que cela coûtait trop cher et avait affirmé qu’il n’y avait pas assez d’élèves et d’étudiants pour justifier ces dépenses.

« La jurisprudence est façonnée par notre société, par les changements qui s’y opèrent. En ce jour, la plus haute cour du pays a donner raison à ce que nous, nos communautés, nos enfants et le personnel enseignant savions depuis longtemps. L’éducation en français en milieu minoritaire à travers le Canada a été pendant trop longtemps sous financé et malmenée. Je tiens à saluer le jugement rendu aujourd’hui qui n’efface rien de nos combats mais qui ouvre une porte d’espoir pour les générations de jeunes francophones à venir. De l’Acadie au Yukon, des territoires aux plaines du Manitoba, nos élèves francophones auront les mêmes chances de s’épanouir, d’apprendre et de rêver en français. La Cour suprême du Canada nous a donné raison, ces quelques mots si doux à entendre quand ils sont dits en français », a commenté Lily Crist, la présidente de l’AFFC.

La Cour suprême du Canada avait accepté d’être saisie de cette affaire puisqu’elle soulevait des questions d’intérêt public et national. La décision d’aujourd’hui aura des incidences pour de nombreuses autres communautés linguistiques minoritaires partout au Canada dû à l’intérêt des nombreuses organisations qui avaient demandé d’obtenir le statut d’« intervenants » durant cette cause.

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L’AFFC défend les droits de 1, 326 millions de femmes issues des communautés francophones et acadiennes du Canada. Elle est vouée à la sensibilisation et la promotion du rôle et de la contribution des femmes francophones dans leur communauté et leur droit de vivre et s’épanouir pleinement en français.

Source : Alexandra Krüger, Agente des communications et relations publiques
Alliance des femmes de la francophonie canadienne
info@affc.ca


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