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Violence faites aux femmes : importance des services dans sa langue

Faits saillants

Dans ce rapport qui détaille bien la situation des femmes francophones qui font face à des situations de violence, de nombreux avantages ressortent du fait d’avoir accès à des services en français. Parmi ceux-ci, on retrouve :

  • Briser plus facilement le silence et de dénoncer l’acte de violence;
  • Se sentir écoutée, comprise et soutenue pour prendre une décision avisée (bonne);
  • Pouvoir mieux exprimer ses sentiments, ses émotions, ses problèmes: parce qu’il est plus facile de trouver les mots justes dans sa langue quand on vit une situation de crise ou de détresse. Pour des raisons de sécurité aussi. Si la vie d’une femme est en danger, ou celle de ses enfants l’est, il faut pouvoir communiquer efficacement avec elle et savoir ce dont elle a besoin pour lui apporter l’aide nécessaire. Les femmes disent souvent qu’elles ont eu besoin de parler de leur situation dans la langue dans laquelle la violence ou l’abus s’est produit, en utilisant les mêmes mots pour nommer ce qu’elles ont vécu;
  • Mieux comprendre les différentes possibilités qui lui sont offertes;
  • Mieux comprendre la loi ou les lois,(lorsqu’il s’agit de garde d’enfants, de divorce, etc.): parce que le niveau de risque est élevé si on ne se fait pas bien comprendre ou si on ne comprend pas bien les directives ou les questions qui sont posées. «À titre d’exemple, le cas d’une femme qui a perdu la garde de ses enfants quand elle a mal répondu à une question de la Société d’aide à l’enfance (SAE), qui a conclu que ses enfants étaient à risque… ça a pris plus de six mois et l’accompagnement d’un des services membres d’AOcVF, pour qu’elle puisse reprendre la garde de ses enfants» Source: Action Ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF). Les femmes d’expression française ont le droit d’avoir accès aux mêmes informations que les femmes anglophones, dans les situations critiques comme les questions légales. Les intervenantes d’une maison d’hébergement ou d’un service de soutien donnent des informations aux femmes sur le partage des biens ou la garde légale des enfants. Il est important que les usagères puissent bien comprendre ce qui va se passer, et quels sont leurs droits. Si cela est fait en français, en général, l’usagère aura plus de chances de bien le comprendre. De plus, elle a le droit de savoir quels sont ses droits en matière de services en français (SEF) et le droit au soutien des services lorsqu’elle veut faire valoir ses droits aux services en français (SEF), au même titre que pour tous les autres droits qui lui sont reconnus.
  • Être « entière », de ne pas être « disloquée », de ne pas avoir l’impression que la problématique n’est pas tout à fait « la sienne » lorsque la discussion se fait entre « expertes ou experts» et en anglais… Une femme doit sentir qu’elle est partie prenante des procédures, tant en maison d’hébergement où elle vit temporairement que dans les groupes offerts par les organismes de lutte contre la violence faite aux femmes, à la cour ou à la société d’aide à l’enfance… elle ne doit pas être traitée comme si le problème débattu ne la concernait pas;
  • Se sentir à l’aise et en confiance;
  • Renforcer la confiance en soi, mais aussi l’estime de soi;
  • Se sentir en sécurité par l’assurance d’être bien comprise et bien entourée;
  • Mieux ventiler (évacuer la colère et la souffrance créées par la violence);
  • Avoir la capacité et la facilité de nommer ce qu’elle ressent;
  • Avoir la capacité de vaincre la peur et la honte, car sachant qu’elle n’est pas seule dans un tel cas, et comprenant les voies de recours prévues par la loi lorsqu’elle subit de la violence;
  • Avoir une meilleure compréhension des services d’aide et de soutien existants;
  • Être plus ouverte à renforcer ses capacités par rapport à toutes les formations dont elle pourrait bénéficier lors des interventions, afin de se protéger de la violence;
  • Avoir la capacité de se défendre et de se sentir à l’aise de demander de l’aide;
  • Être apte à lutter contre l’auto-victimisation, car comprenant à travers l’intervention qu’elle n’est pas responsable de ce qui lui arrive;
  • Avoir la capacité de sortir de la liaison de violence et avoir la facilité de consommer cette rupture;
  • Permettre la reconstruction de la femme pour mieux faire face à son avenir;
  • Développer une confiance en soi avec les outils de l’intervention;
  • Être mieux outillée pour briser le cercle de la violence et d’éviter de retomber dedans: parce qu’une femme victime de violence, c’est une femme à qui on a enlevé son pouvoir. La reprise de pouvoir est importante pour elle;
  • Briser l’isolement à travers les groupes de soutien et le réseautage avec d’autres femmes qui ont elles aussi subi la violence;
  • Favoriser le rétablissement de la femme (guérison)

Pour consulter le rapport

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