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Blogue

Femmes francophones solidaires : XVIe Sommet de la Francophonie

Une partie de la délégation Canadienne : Xavier Lord-Giroux (SNA), Jean-Philippe Vinette, Sylviane Lanthier (FCFA), Marie-Stéphanie Gasse (AFFC) et Justin Johnson (FJCF). Absents : Lynn Brouillette (ACUFC) et Claude Harvey (RCCFC).

Notre Vice-Présidente, Marie-Stéphanie Gasse, a participé au XVIe Sommet de la Francophonie qui a eu lieu à Madagascar les 26 et 27 novembre derniers. Membre de la délégation canadienne, elle a pu prendre part aux activités liées au programme officiel !

Parce que les femmes ont été mises de l’avant dans le cadre de ce Sommet, la présence de l’AFFC était fort à propos… En effet, pour ce XVIe Sommet, le Canada a mis au centre de ses préoccupations la contribution et l’apport des femmes au développement économique international et la nécessité d’impliquer et de considérer les femmes lorsqu’il est question d’éducation et de droits des personnes. Le souci de s’intéresser au sort des femmes dans les pays de la francophonie (mariages forcés, violences physiques et sexuelles et le droit des femmes à disposer de leur corps) a été démontré à quelques reprises.

Pour en savoir un peu plus sur la condition des femmes à Madagascar, la délégation canadienne a d’abord été invitée à une table ronde où étaient présentes mesdames Sandra McCardell, ambassadrice du Canada à Madagascar, Coralie Gevers, représentante de la Banque Mondiale, et Elke Wish, représentante d’Unicef à Madagascar. Lors de cette rencontre, explique madame Gasse, nous avons appris que Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde.

Comme le rapporte Sylviane dans son blogue, 88% de la population vit avec moins de 3,10$ par jour et 78% de la population vit avec moins de 1,90$. Si la plus grande part de la population malgache vit de l’agriculture, cette agriculture n’est malheureusement que très peu productive et cela, essentiellement en raison du manque d’éducation de la population. En effet, c’est 90% de la population paysanne qui ne sait ni lire, ni écrire.

Personnes ne sachant lire et écrire

Selon les personnes présentes, près de 5 millions d’enfants sont non-scolarisés à Madagascar et 60% des enfants ne terminent pas leur scolarisation.

Ce décrochage scolaire est un grave problème. Parce que moins de 10% des quelques 2 millions d’enfants entre 3 et 6 ans ont accès à des classes préscolaires publiques, les enfants ne sont pas préparés à une entrée à l’école primaire et abandonnent dans les premières années. On estime ensuite que 48% des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Si ce mariage précoce, avec des hommes beaucoup plus âgés, les excluent et les discriminent lorsqu’elles deviennent veuves, celui-ci conduit également à la grossesse précoce. En effet, près du quart des femmes deviennent mères pour la première fois entre l’âge de 15 et 19 ans. S’il y a bien sûr des risques pour la santé et la vie de la mère et du bébé, ces chiffres ont également une incidence certaine sur le décrochage scolaire. Les jeunes filles se voient dans l’impossibilité de poursuivre leurs études.

Enfants ayant accès au préscolaire

Filles qui deviennent mères entre 15 et 19 ans

Filles mariées avant 18 ans

Décrochage scolaire

À ces constats dramatiques, il faut ajouter le fort pourcentage de mortalité infantile. Celui-ci est lié, dans un premier temps, à la malnutrition de la mère enceinte qui peine à absorber suffisamment de matière nutritive pour assurer la formation d’un bébé en santé. Dans un deuxième temps, le drame s’étend par la malnutrition de l’enfant. Trop peu de calories sont ingérés pour assurer un développement sain, tant au niveau physique que cognitif, pour près de 47% des enfants.

Ce lourd portrait est difficile à concevoir, à comprendre. Et il est difficile à regarder. Lors de son séjour, Marie-Stéphanie a pu rencontrer des femmes malgaches qui, malgré leur regard fier, demeuraient marquées, usées par la dureté de la vie. Devant faire face à de nombreuses violences, les femmes malgaches sont également celles sur qui repose la réalisation de nombreuses opérations paysannes et l’assurance de la survie de la famille. Ces tâches, entrecoupées de grossesse et de maternités, ne sont pas évidentes. Il y a une méconnaissance des moyens de contraception, nous dit-on, ce qui fait que les femmes se retrouvent souvent contraintes à vivre de nombreuses grossesses qui sont, très souvent, rapprochées les unes des autres alors que le travail, lui, ne peut attendre.

Dans une conversation qu’elle a eue avec madame Sophie Achilleas, Chef de l’éducation à Unicef Madagascar, Marie-Stéphanie a appris qu’un volet concernant l’éducation sexuelle est prévu pour le plan d’éducation à venir. Si le planning familial est un des mandats du Ministère des Nations Unies et qu’il y a une volonté d’intégrer cet enjeu dans le curriculum d’éducation, changer les pratiques demeure un travail considérable.

Pendant ce Sommet, Marie-Stéphanie a eu la chance de discuter et de réseauter avec des femmes francophones provenant de partout à travers le monde. Ces rencontres ont été l’occasion de saisir les réalités de chacune, de comprendre les luttes de chacune et de renouveler une solidarité face aux défis et au courage de ces femmes. «C’est par ces rencontres et ces échanges que l’on parvient à saisir à quel point nous sommes différentes et à quel point nous avons des richesses à se partager», explique-t-elle. Un prochain billet de blogue permettra d’aller plus en profondeur dans ces échanges.

Finalement, l’occasion de discuter avec le Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, a été l’occasion pour notre Vice-Présidente d’aborder la nécessité d’établir une solidarité franche entre les femmes de la francophonie canadienne et les femmes de la francophonie internationale. Si le premier Ministre s’est montré, dès le début du Sommet, très préoccupé par la situation des femmes par le biais d’un discours que certains qualifie de controversé, c’est avec une réelle volonté politique qu’il a développé plus largement son positionnement face à Marie-Stéphanie.

De son côté l’AFFC compte avoir une réflexion en profondeur avec ses membres quant aux formes d’engagement possibles à l’international. Nous souhaitons mettre ensemble nos forces et notre créativité afin de voir se concrétiser des retombées pour ce XVIe Sommet de la Francophonie.

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Top 10 des livres pour enfants non sexistes

Puisque le #MarketingGenré est le thème du mois de novembre à l’AFFC, nos tâches sont entre autres de sensibiliser le plus de gens possible à cet enjeu et de déconstruire les stéréotypes sexistes qui découlent du marketing genré. Nous aimerions nous attaquer plus particulièrement au sexisme qui découle des livres pour enfants et adolescents.

Les contes pour enfants :

La plupart des livres pour enfants sont non seulement sexistes puisqu’ils encouragent des stéréotypes genrés, mais ils sont aussi hétérosexistes parce qu’ils ne montrent que l’Amour dans un contexte hétérosexuel (soit avec les relations amoureuses des personnages principaux, soit avec les modèles parentaux qu’ils exposent). Il est crucial que les enfants trouvent dans les livres des modèles qui leur ressemblent et auxquels ils peuvent se rattacher.

À défaut d’encourager les auteur-e-s qui ne font que propager les stéréotypes des petites filles fragiles et sensibles qui aiment le rose, les petits garçons fort et courageux qui sauvent les pauvres princesses en détresse et le modèle unique de parentalité hétérosexuel, nous aimerions vous proposer un top 10 des livres non sexistes que nous avons dénichés avec un peu de recherche. Fini les contes de princesses vulnérables qui n’attendent que d’être sauvées par leurs princes charmants ! Voici quelques suggestions intéressantes qui abordent entre autres les thèmes de l’homoparentalité, de la transsexualité, de la non-conformité, de l’acceptation de soi, de la discrimination, du racisme et bien plus!

Les livres pour pré-adolescent-e-s et adolescent-e-s :

Nous croyons aussi qu’il n’est jamais trop tôt pour apprendre sur le féminisme. C’est pourquoi, vous nous proposons quelques suggestions de livres pour pré-adolescent-e-s et adolescent-e-s qui introduisent le sujet du féminisme. Comme quoi, ils et elles n’auront pas besoin d’attendre à l’université pour débuter leur apprentissage féministe.

En espérant que ces livres vous inspireront pour des idées de cadeaux de Noël pour vos proches !


#1
En avant les filles!

À travers neuf chapitres fascinants, ce livre documente la place des femmes dans notre société en passant par l’évolution de la condition féminine jusqu’à l’état de la situation présente pour les femmes partout à travers le globe.

Par : Sandrine Mirza (2012)

Disponible sur Amazon.ca

#2
La petite fille qui ne souriait plus

Ce roman aborde un sujet que peu ose parler : l’abus sexuel. C’est l’histoire de la petite Nathalie qui finit par confier son lourd secret à son enseignante : celui d’être abusé sexuellement par le nouveau copain de sa mère. Ce livre en est un qui pourrait permettre aux enfants de briser le silence sur ce sujet tabou.

Par : Gilles Tibo (2008)

Disponible sur Renaud-Bray.com

#3
Le petit garçon qui aimait le rose

Ce livre raconte l’histoire de Luc, un petit garçon qui adore le rose. Et à la plus grande surprise, tous les élèves de sa classe se moque du petit garçon pour sa préférence. Évidemment, ce livre en est un excellent pour démontrer aux enfants que les couleurs appartiennent à tout le monde!

Par : Jeanne Taboni Misérazzi (2011)

Disponible sur Amazon.ca

 

#4
On n’est pas des poupées: mon premier manifeste féministe!
 

Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour parler de féminisme, c’est avec humour que ce livre s’attaque aux stéréotypes de genre et fournit de nombreux outils aux jeunes lecteurs et lectrices pour être soi-même.

Par : Delphine Beauvois (2013)

Disponible sur Amazon.ca

#5
J’ai 2 papas qui s’aiment

Ce livre raconte l’histoire de Titouan, le garçonnet qui a deux papas qui s’aiment. Titouan se heurte aux moqueries de ses ami-e-s de classes parce que sa famille n’est pas comme les autres.

Par : Morgane David (2007)

Disponible sur Renaud-Bray.com

#6
Péronnille la chevalière

Dans ce livre, on déconstruit les stéréotypes des contes classiques . C’est Péronnille l’héroïne qui doit réussir trois épreuves afin que la reine lui donne en mariage son fils, le prince. L’invincible chevalière réussira non seulement les épreuves avec aisances, mais elle choisira de ne pas marier le prince, de ne pas avoir d’enfant et de vivre heureuse à sa manière jusqu’à la fin de temps !

Par : Marie Darrieussecq et Nelly Blumethal (2015)

Disponible sur Amazon.ca

#7
Cœur d’Alice

Ce livre raconte l’histoire d’une petite fille atteinte d’un handicap moteur qui se déplace en fauteuil roulant. Alice est une petite fille hors de l’ordinaire qui aime bien caresser l’herbe sous ses pieds, déguster des fraises et se rappeler de ses beaux souvenirs.  Rien ne peut l’arrêter, car avec son cœur, elle peut aimer et vivre!

Par : Stéphane Servant (2007)

Disponible sur Amazon.ca

#8
Les mots indispensables pour parler du sexisme

Ce livre est incontournable pour ce qui est de l’introduction à la théorie féministe. En 60 mots, les auteur-e-s réussissent à faire réfléchir les jeunes sur des enjeux historiques et sociologiques. Un véritable remue-méninges!

Par : Jessie Magana et Alexandre Messager (2014)

Disponible sur Amazon.ca

#9
La femme noire qui refusa de se soumettre

Ce récit historique de la vie de Rosa Parks s’adresse aux pré-adolescent-e-s et il met en lumière les enjeux de discrimination, des droits humains et du racisme.

Par : Eric Simard (2013)

Disponible sur Renaud-Bray.com

#10
Persepolis

 Bien qu’il s’adresse à une audience plus âgée (adolescent-e-s et adultes), ce livre est indispensable pour tout-e-s ceux et celle qui s’intéresse à l’histoire et au féminisme. Agréable et facile à lire puisqu’il est sous format d’une bande dessinée, il raconte l’histoire vraie de Marjane Satrapi, une jeune iranienne qui a grandi pendant la révolution islamique de 1979. Son livre raconte son parcours de jeune femme qui découvre l’interdit (l’amour, la drogue, etc.) lors de ses études en Europe. Un classique pour la bibliothèque féministe !

Par: Marjane Satrapi (2000)

Disponible sur Amazon.ca

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Aux urnes citoyennes !

Cette année, le droit de vote des femmes célèbre ses 100 ans !

Celui-ci a d’abord été accordé au Manitoba, en janvier 1916. Deux mois plus tard, la Saskatchewan lui emboîte le pas et, le mois suivant, c’est au tour de l’Alberta. Eh oui ! C’est aux provinces du centre du pays que nous devons ce privilège !

MAIS, ce droit ne fût pas livré aux femmes sur un plateau d’argent. Bien peu de choses le sont, direz-vous ? C’est là une sage remarque, surtout en matière de droits sociaux…

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